L’Or et l’Argent continuent de séduire les investisseurs face aux incertitudes économiques mondiales. Soutenus par la demande institutionnelle et industrielle, ces métaux précieux, auxquels s’ajoute le Cuivre, jouent un rôle stratégique dans la diversification de portefeuille et pourraient connaître un rallye prolongé jusqu’en 2026.
Depuis quelques années, l’Or et l’Argent s’imposent comme des valeurs refuges incontournables. Après une progression spectaculaire, le métal jaune continue de captiver les investisseurs face aux tensions économiques, monétaires et politiques mondiales.
L’Argent, longtemps considéré comme le “petit frère” de l’or, connaît lui aussi une ascension notable, boostée par sa double fonction de valeur refuge et de métal industriel.
À ces deux métaux, il faut désormais ajouter le Cuivre, dont le rôle dans la transition énergétique mondiale et les infrastructures technologiques renforce sa valeur stratégique pour les investisseurs.
L’Or : un rallye spectaculaire vers 2026
En 2020, alors que les marchés sortaient à peine du choc de la pandémie, l’Or se négociait autour de 1 800 dollars l’once. Depuis, sa progression a été fulgurante : +144 %, avec une hausse de plus de 60 % en 2025, atteignant environ 4 360 dollars l’once fin décembre.
Les prévisions des grandes banques sont ambitieuses. UBS, par exemple, anticipe un prix de 5 000 dollars l’once d’ici le troisième trimestre 2026, voire 5 400 dollars dans un scénario de tensions politiques et économiques accrues. Goldman Sachs, J.P. Morgan, Bank of America, Morgan Stanley et HSBC convergent vers des niveaux proches de 5 000 dollars, renforçant l’idée d’un rallye durable.
Cette dynamique repose sur plusieurs facteurs :
- Des rendements réels durablement faibles ;
- Une politique monétaire accommodante ;
- Des pressions budgétaires croissantes aux États-Unis ;
- Et un environnement politique incertain, notamment en période électorale.
Dans ce contexte, l’Or demeure un instrument privilégié pour protéger le pouvoir d’achat et diversifier les portefeuilles face à des obligations peu rémunératrices.
La demande institutionnelle soutient le marché
L’essor de l’Or ne repose pas uniquement sur des anticipations spéculatives. La demande réelle reste massive. Selon le World Gold Council et UBS, les fonds indiciels adossés à l’Or physique ont enregistré six mois consécutifs d’entrées record, avec 5,2 milliards de dollars investis en novembre 2025.
Les actifs sous gestion liés à l’Or ont atteint un sommet historique de 530 milliards de dollars, soit près de 3 932 tonnes de métal.
À cela s’ajoutent les achats réguliers des banques centrales, qui considèrent l’Or comme un pilier stratégique pour diversifier leurs réserves dans un contexte d’endettement croissant.
L’Argent : un moteur industriel et stratégique
L’Argent a connu une hausse encore plus marquée que l’Or en 2025, soutenue par sa demande industrielle : énergies renouvelables, panneaux solaires, véhicules électriques et technologies de stockage. Cette double fonction — valeur refuge et métal industriel — lui confère un potentiel supplémentaire, surtout dans la perspective d’une transition énergétique mondiale.
Les analystes notent également que l’Argent reste structurellement sous-valorisé par rapport à l’Or, ce qui pourrait générer des performances encore plus dynamiques dans un cycle haussier prolongé.
Le Cuivre : un métal stratégique pour 2026
Souvent oublié dans les débats sur les métaux précieux, le Cuivre joue un rôle crucial dans les technologies modernes et les infrastructures électriques.
Sa demande est tirée par la transition énergétique, la production de véhicules électriques et les réseaux de distribution intelligents.
Les investisseurs surveillent donc de près ce métal, dont le prix pourrait suivre une trajectoire haussière, parallèle à celle de l’Or et de l’Argent, dans les prochaines années.
Des perspectives globales favorables
La majorité des grandes banques anticipent un marché des métaux précieux favorable jusqu’en 2026, soutenu par :
- La dette publique américaine record (près de 38 400 milliards de dollars) ;
- Les charges d’intérêts croissantes ;
- Les incertitudes politiques et géopolitiques persistantes ;
- Et une demande industrielle croissante pour l’Argent et le Cuivre.
Néanmoins, certains facteurs pourraient tempérer cette dynamique : une Réserve fédérale plus restrictive que prévu, un ralentissement des achats des banques centrales ou une détente géopolitique.
Face à un monde marqué par l’endettement, l’instabilité politique et la transition énergétique, l’Or et l’Argent, complétés par le Cuivre, retrouvent leur rôle stratégique. Ils ne sont plus seulement des valeurs refuges : ils constituent des piliers essentiels pour la diversification et la performance des portefeuilles d’investissement.
Pour les investisseurs à la recherche de métaux précieux et stratégiques, le cycle haussier pourrait se prolonger jusqu’en 2026, offrant à la fois protection et opportunités dans un contexte mondial incertain.


